Les 13 desserts de Monique

Les 13 desserts pour un Noël en Provence

 

D'abord, les fruits secs, les quatre mendiants ainsi dénommés pour leurs couleurs rappelant la robe des quatre ordres monastiques :

- Les noix ou noisettes pour la robe foncée des Augustins,

- Les figures de la couleur grise des Franciscains,

- Les amendes, brunes comme la robe des Carmes,

- Et les raisins pour la robe écrue des Dominicains.

 

S'ajoutent :

- Les dattes (La Vierge traquée, cherchait à cacher son enfant ; le dattier entrouvant ses palmes, l'enfant ravi s'était exprimé par un « Oh » ce O qu'avait dessiné les lèvres de l'enfant s'est marqué à jamais sur le noyer, de là sort le germe de vie),

- Les nougats blanc et noir ;

- La Pompe à huile (fougasse typiquement provençale qui doit être rompue et non coupée au couteau sous peine d'être ruiné dans l'année),

- La tarte à la courge, la tarte au noix et miel,

 

Viennent ensuite les fruits frais qui peuvent varier selon l'endroit :

- Les oranges (signe de richesse) ;

- Les mandarines (dont on faisait des petites lampes à huile posées devant la crèche) ;

- Les poires, les pommes, les melons d'hiver ;

- Les pâtes de fruit et les papillotes.

 

Ces desserts sont accompagnés d'un vin cuit de la maison.

 

Après le repas, on laisse la table mise :

- Une version dit que c'est pour les Anges qui viendront se restaurer ;

- Une autre version, que les miettes de pain laissées sur la table seront pour les petites âmes des morts de la famille et on relève les quatre coins des nappes (3) pour que les mauvais esprits ne puissent pas grimper sur la table.

 

A l'an que vèn !

Si sian pas maï, que siguen pas mens !



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